« Je repense à ce que m’a dit Rémus : « Dans trois ou quatre mois, tu es fini. » C’est quoi, finir ? Qu’est-ce qui m’arrivera ? Et Quintus, traîné par deux monstres dans un sac, il y a deux semaines… Qu’est-il devenu ? Est-il encore en vie ? Je me suis fait à l’idée qu’on nous recyclera dans un emploi, ailleurs. On ne peut pas nous avoir entraînés et éduqués chaque jour pour ne rien faire de nous au bout du compte. »
« Cette scène du ruban brisé, je l’ai vécue des dizaines de fois, mais aujourd’hui je la vois avec des yeux neufs. Avant cet instant, je l’avais toujours considérée comme une étape naturelle, un passage obligé dans une évolution inéluctable. Mais c’est une mise en scène, un acte provoqué pour rétablir un équilibre. »
Revenons avec ce roman, Méto – tome 1 la maison, sur ma sélection de l’été. J’avais littéralement flashé sur cette couverture des plus intrigantes, et par un résumé sur la quatrième de couverture qui l’est tout autant… J’apprécie, de façon générale, assez peu les trilogies, mais je dois avouer que je n’ai qu’une hâte, lire la suite de celui-ci…
Méto est un rouge : un des grands de la maison. Un de ceux qui vont bientôt craquer leur lit parce qu’il est trop grand, et qui va donc disparaître. Des enfants vivent dans cette maison, qui semble coupée de tout. Entre règles strictes, sport et cours de différentes disciplines, les enfants sont conditionnés à un rythme de vie bien précis. Mais Méto ne se satisfait plus de ce dernier. Que se passe-t-il la nuit ? Où vont les enfants qui ont trop grandi ? Méto se lance dans une enquête qui ne le décevra pas…
J’ai adoré ce livre ! Malgré l’histoire qui pourrait sembler absolument fictive, à bien y réfléchir, on peut y déceler une dénonciation de certains pans de la société. Des situations incongrues, des sports imaginés, une punition qui rafraîchit les esprits (être enfermé dans un frigo). Ce roman est un parfait alliage de fiction et de réalisme. Un roman au parfum de séries comme Lost ou Under the dome…


Un commentaire sur “Méto, la maison, Yves Grevet, Editions Pocket jeunesse.”