« Pauvre est le riche qui considère toujours son tout comme pas assez. Riche est le pauvre qui parvient toujours à faire du peu qu’il a son suffisant. De fait, il vaut mille fois mieux être un pauvre riche qu’un riche pauvre. »
« Ceci dit, il regrimpa au sommet. Et en gravissant son échelle, le bâtisseur réalisa qu’il existait trois types de personnes en ce bas monde; ceux qui faisaient, ceux qui constataient pour en témoigner, et ceux qui constataient pour critiquer. Et des trois, Andreï était heureux d’être de ceux qui faisaient. »
Ce roman fait partie de mes choix coup de coeur quand j’arpente une librairie. Une couverture, un titre qui m’attirent. Je ne lis alors la quatrième de couverture que dans un second temps. A ce jour, je n’ai eu que des jolies lectures ! Les Bâtisseurs du Vent ne fait pas exception. Je ne m’attendais pas à lire un conte moderne, qui s’inscrit dans notre société, malgré une certaine distance qui nous laisse un peu dans un monde intemporel…
Andreï vit dans un quartier pauvre. Comme ses voisins de fortune, ils sont tolérés par ce village reculé. Un orage terrible vient foudroyer l’église, la détruisant partiellement. Les devis proposés sont bien trop chers. Les instances du village ont alors la solution : les habitants du quartier pauvre, ces « étrangers » vont rebâtir l’église. Si Andreï se bat pour qu’en compensation ils acquièrent des titres de propriété, lesdits papiers vont s’avérer être faux. Il n’a plus le choix. S’il ne reconstruit pas l’église, son quartier sera rasé. Dans cette reconstruction qui semble folle, un vent de solidarité va rendre l’impossible possible…
Véritable conte philosophique, ce roman retranscrit à merveille la société dans toute sa splendeur, avec ses avantages et ses inconvénients. L’autrice y dépeint les différents caractères qui composent une communauté. On rit, on frissonne mais l’espoir est toujours au centre des actions du roman !

