« Ta Juliette, est-ce que c’est elle qui manipule le chaudron à confiture ? C’est elle qui porte les kilos de sucre et de fruits ? Non, c’est son employé de mari. Voilà à quoi elle le réduit, son Pierre : un manutentionnaire et un ouvrier. Elle étouffe tout esprit de création, car elle impose ses recettes. Si les femmes se mêlent de notre métier, c’est la fin de notre corporation ! »
« Chaque matin, elle consacrait trois heures à élaborer ses spécialités de cerises avant d’ouvrir le magasin. Une clientèle curieuse de découvrir cette nouvelle boutique avait inauguré Aux douceurs du temps en juin. En un peu plus d’un mois et demi, Juliette avait tenu son pari de faire rénover l’intérieur du magasin ; un menuisier et un peintre s’étaient activés, rafraîchissant les murs et les boiseries. Des bassines et des chaudrons flambant neuf avaient été installés, signés d’un grand nom parisien de l’équipement des confiseurs, des boîtes et des bocaux avaient été livrés, qu’elle avait ornés d’étiquettes que Rodolphe lui avaient imprimées. »
J’ai découvert ce livre par hasard, il s’est imposé devant moi lors d’un passage à Cultura. J’ai d’abord été séduite par sa couverture et la quatrième de couverture a confirmé mon envie de le lire ! Ni une, ni deux, il avait rejoint ma Pile à Lire, pourtant déjà bien fournie. Pour ce début de vacances, voici donc la chronique de ce joli roman !
Retour dans les années 1900, en Auvergne. Les confiseurs connaissent un bel essor. Juliette, une jeune fille, se voit léguer une confiserie. Une femme confiseur à cette époque n’est pas courant. Malgré de très bonnes confiseries, elle va devoir se battre pour se faire une place dans ce milieu masculin. Va-t-elle réussir ? Comment concilier patrimoine historique, nouveautés, histoire d’amour et avenir professionnel ?
Un roman que l’on savoure comme une des délicieuses cerises de Juliette ! On apprécie le côté historique allié à l’aspect romancé de ce récit ! À lire avec de bonnes confiseries !

