« Il ne fit pas le moindre mouvement, n’ajouta aucune parole. Pas moyen de supprimer cette scène comme dans son manuscrit, d’en réécrire les dialogues, d’en modifier la fin. Il était dans la vraie vie, et il ne s’y sentait pas à sa place. »
« Qui que tu sois, demande-toi une chose : qu’est-ce qui est le plus probable ? Que tu sois fou dans un monde rempli de personnes saines d’esprit, ou un homme lucide qui ne serait entouré que de fous ? »
C’est avec un plaisir non dissimulé que je guettais l’arrivée du facteur. Quelques jours plus tôt, j’étais informée que le nouveau roman de Valentin Musso serait dans ma boîte aux lettres. Je remercie vivement Babelio et les éditions Seuil pour ce nouvel envoi. Je vous avais parlé du précédent roman du même auteur l’an dernier, ici. Si je l’avais beaucoup aimé, j’ai tout autant dévoré L’homme du Grand Hôtel, dans un autre style…
Randall Hamilton se réveille dans l’hôtel Cape Cod. Il ne souvient de rien, même pas qui il est. Après un regard porté sur ses affaires, il se rend compte qu’il est un écrivain à succès. Une vraie star ! On suit en même temps les aventures d’un jeune homme, Andy Marzano, prêt à tout pour devenir écrivain… Quels destins attendent ces deux hommes ?
Un vrai coup de cœur pour ce roman. L’écriture de l’auteur, concise mais qui suggère une grande poésie, nous permet une projection totale auprès des personnages. J’ai été ravie des clins d’œil à Oncle Vania, ma pièce préférée de Tchekhov, et à Misery que j’avais redécouvert à Anthea, théâtre d’antibes, et mis en scène par Daniel Benoin.
Un conseil : ne partez pas sans ce roman cet été, mais soyez prudents, les apparences sont parfois trompeuses.

