Nicolas Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live, Les Belles Lettres

« Le hasard a donné naissance à toutes les espèces de gouvernement parmi les hommes. Les premiers habitants furent peu nombreux, et vécurent pendant un temps, dispersés, à la manière des bêtes. Le genre humain venant à s’accroître, on sentit le besoin de se réunir, de se défendre ; pour mieux parvenir à ce dernier but, on choisit le plus fort, le plus courageux ; les autres le mirent à leur tête, et promirent de lui obéir. »

« Quiconque s’empare d’une ville ou d’un État, non pour y établir une monarchie ou une république, n’a qu’un moyen pour s’y maintenir, et il doit l’employer d’autant plus que les fondements de sa puissance sont faibles. Or ce moyen, pour le nouveau prince, consiste à établir toutes choses nouvelles comme lui ; ainsi, nouveau gouvernement, nouveaux hommes ; pour l’exercer, autorité nouvelle. Il faut qu’il imite le roi David, qui, dès le commencement de sa royauté, « combla de biens ceux qui en manquaient, et renvoya les riches les mains vides. » »

Quelle joie d’avoir reçu ce livre ! Comme vous le savez, j’ai fait une double licence ainsi qu’un double Master, de musicologie et de philosophie. Et Machiavel a toujours été un auteur que j’admire ! Je remercie donc Babelio ainsi que la maison d’édition Les Belles Lettres pour cet envoi revigorant, qui m’a replongée une décennie en arrière lorsque j’arpentais les couloirs du sixième étage à la fac, en quête de ce savoir philosophique.

Impossible de résumer ce livre sans délivrer le système de pensée du philisophe. Je n’entrerai pas plus dans les concepts philosophiques, je vous laisse le choix de vous y plonger ou pas. Néanmoins, on peut tout de même dire que ce livre reprend les fondements de la société, au sens très large.

Une lecture très plaisante quand on aime comprendre le fondement des éléments qui nous entourent aujourd’hui. Un livre criant de vérité, où finalement, la logique devrait être reine. C’est par son bafouement que la société etait déjà, et ce à l’époque de Tite Live, bancale- voire décadente.

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