« J’acquiesce. Parfois, c’est plus simple d’acquiescer dans une conversation. De jeter l’éponge. Surtout avec une professionnelle de l’étude des troubles de l’âme. Baisser les bras. Laisser les points d’interrogation qu’elle a lancés ronger les parties de la maison en bois que l’on se construit tous pour se protéger – de quoi au juste ? De la mort ? »
A chaque nouvelle parution d’un roman de cet auteur, je cours à la librairie ! Je remercie Babelio et la maison d’éditions pour cet envoi. Ce roman est singulier, à la marge des autres…
L’auteur nous invite à l’accompagner dans une phase douloureuse de sa vie : de l’annonce de son cancer à sa guérison. On suit donc, au fil de pensées de l’auteur – oscillant entre optimisme et pessimisme – le chemin, long, vers la guérison. Quelques verbes à l’infinitif viennent découper les parties de ce livre : courir, annoncer, absorber, écouter… Autant de verbes qui révèlent les étapes et la détermination de l’auteur, et qui le raccroche au présent.
Un livre intime, une part d’autobiographie en toute sincérité.

