Maylis de Kerangal, Canoës, Folio.

« Nous nous sommes inclinés sur la chaise et l’avons regardée miroiter ce pays où nous étions venus, alors que je lui racontais à toute vitesse et à voix basse cette première leçon de conduite, une séance où finalement j’avais fait tout autre chose qu’apprendre à conduire mais qui, elle, m’avait conduite ailleurs, là où je n’allais pas, là où je ne serais jamais allée, tandis que Sam flegmatique me relançait par des questions simples et techniques… »

Aujourd’hui je vous présente Canoës, le premier livre que j’ai lu dans le cadre de la sélection pour le Trophée Folio Elle ! J’avais découvert l’autrice, alors que je faisais partie du jury Nice Baie des Anges, avec Réparer les vivants. Du haut de mes 20 ans, j’avais eu beaucoup de mal à entrer dans ce livre et à découvrir l’univers du don d’organes et de l’univers hospitalier… Je mettais évidemment tout a priori de côté avant de commencer cette lecture…

Puisqu’il s’agit d’un recueil de huit nouvelles, je ne m’attacherai pas à faire un résumé… Un fil tient cependant ces nouvelles, mais il appartient au lecteur de le découvrir.

Un ensemble qui mène sur une réflexion, sur la société, ses codes, et notre place dans ce monde, avec des temps très longs, comme suspendus, par le style de l’autrice. Je n’ai pas adoré, pas détesté non plus, je reste un peu sur ma faim une fois le livre refermé…

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