"C'est la bonne nuit pour fuir. La lune éclaire la route. Je chante pour me donner le courage de rejoindre le village, au loin là-bas, de l'autre côté de la forêt. Je chante pour ma fille, endormie dans le kain. Une berceuse, quelques mots simples en bahasa: ils disent de ne pas craindre le vent … Lire la suite Camille Zabka, Ne crains pas l’ombre ni les chiens errants, L’Iconoclaste.
Auteur : mademoiselleroxane
Emmanuelle Florquin, Walter ou l’impossible algorithme du Commis Voyageur, Librinova.
"Que crois-tu donc avoir été ? un dandy venu d'une autre époque ? Crois-tu vraiment que tu venais de nulle part ? As-tu oublié ces centaines de milliers de kilomètres chaque année que tu faisais ? mordre sur tes dents que tu disais... t'as oublié le prix payé pour te sentir le week-end gai et … Lire la suite Emmanuelle Florquin, Walter ou l’impossible algorithme du Commis Voyageur, Librinova.
Michel Bussi, Rien ne t’efface, Les Presses de la Cité.
"La ritournelle gagne en intensité, semble s'approcher, sans gagner en qualité, bien au contraire. Je vois enfin apparaître Tom. C'est lui qui joue ! Il se dirige vers le banc, au milieu de la cour de la ferme. C'est d'abord sa solitude qui me frappe, cette étrange inquiétude dans son regard, comme s'il avait été … Lire la suite Michel Bussi, Rien ne t’efface, Les Presses de la Cité.
Jean-Baptiste Andréa, Des diables et des saints, L’Iconoclaste.
"Et puis un jour, au détour d'une sonate, j'ai saisi. Personne n'a pensé que Dieu était peut-être, tout simplement, sourd comme un pot ? Qu'il l'était déjà quand son fils a lancé Eli, Eli, lama sabachthani, pourquoi m'as-tu abandonné ? Qu'il n'a abandonné personne, qu'il a bien vu les lèvres bouger, les lèvres blêmes de … Lire la suite Jean-Baptiste Andréa, Des diables et des saints, L’Iconoclaste.
Emmanuel Adely, et sic in infinitum, Maison Malo Quirvane.
"ainsi et de cela il y a longtemps des années et des siècles les 18 ans des garçons des deux côtés avaient la certitude de se battre pour le bien et se battaient dans la foi et se battaient dans la vigueur car se battre et vaincre est le propre des garçons" "car hormis le … Lire la suite Emmanuel Adely, et sic in infinitum, Maison Malo Quirvane.
Marc Désaubliaux, Un été anglais, AMH Communication.
"Et moi je me fis tout petit, ne sachant quelle attitude prendre. Pourtant, j'étais partagé entre ma timidité et un sentiment de fierté d'être l'hôte de ces gens que tout le monde semblait respecter. Du plomb sous mes semelles. Nos places au premier rang, dans une sorte de stalle. Margaret m'expliqua que j'occupais le siège … Lire la suite Marc Désaubliaux, Un été anglais, AMH Communication.
Stéphanie Castillo-Soler, Libres dans leur tête, Librinova.
"On pourrait croire que l'enfermement a des vertus anesthésiantes; c'est le contraire. En prison on a le temps d'analyser, de réfléchir, de ressasser, et les sentiments, les émotions sont exacerbés." "Sans leurs dérapages respectifs comme il les appelle pudiquement, les trois hommes n'auraient certes jamais connu l'enfer de la prison. Mais leurs chemins ne se … Lire la suite Stéphanie Castillo-Soler, Libres dans leur tête, Librinova.
Collectif, Elle est le vent furieux, Flammarion.
"Chacun voulait continuer à (se) faire croire qu'il était différent, qu'il n'était pas monstrueux, qu'il était plus humain que les autres humains. Mais en vérité, c'était avoir le corps recouvert de plantes qui était éminemment humain. C'était ça, désormais, la normalité." "Qui je suis ? Je suis partout - l'air que vous respirez, le sol … Lire la suite Collectif, Elle est le vent furieux, Flammarion.
Coline Pierré, Ma fugue chez moi, Rouergue.
"Mes parents ont une drôle de relation. Quand ma mère rentre à la maison, ils font comme si de rien n'était, mais je sais qu'elle dort sur le canapé. Le matin, elle est toujours debout avant tout le monde. Le canapé est replié, les coussins sont à leur place. Tout est trop bien rangé. Je … Lire la suite Coline Pierré, Ma fugue chez moi, Rouergue.
Vanessa Gault, Jeu de dupes, Editeur Vanessa Gault
"On rêvait toutes du prince charmant, à cette époque, pour avoir une vie meilleure, parce que c'est pas drôle tous les jours, de bosser dur pour des clopinettes. Moi j'étais indépendante, j'ai jamais rien demandé à personne; mais c'est vrai que ça faisait rêver, de devenir femme de patron, par exemple, avec une belle maison, … Lire la suite Vanessa Gault, Jeu de dupes, Editeur Vanessa Gault
