David Duchovny, Oh la vache !, Grasset.

« Je ne savais pas quoi penser de ce que je voyais. Toute la famille était réunie là et regardait en silence une boîte éclairée. Ils se taisaient comme si la boîte était leur dieu et ce Dieu de la Boîte parlait, du moins disait des choses, et ils semblaient à la fois fascinés et abrutis. »

« Seul l’homme s’est isolé de la grande chaîne de l’être et de tous les autres animaux, et je pense que ça s’est fait à son grand détriment et, malheureusement, au nôtre aussi. Je ne veux plus faire partie du troupeau. Je ne veux plus qu’on me découpe ; je veux qu’on m’écoute. « 

Je vous propose la chronique d’un livre que je n’ai pas vraiment choisi. Alors que j’étais avec mes 4èmes au CDI avec ma collègue documentaliste, un des élèves a voulu choisir ce livre, rangé dans les rayons. Ma collègue s’est interrogé sur ce livre qu’elle n’avait pas encore lu, et s’il avait véritablement sa place au collège. Je me suis alors proposée pour le lire et voir s’il peut, oui ou non, garder sa place dans les rayons destinés aux collégiens. En plus, j’adore les vaches, et les premières pages parcourues m’ont tout de suite charmée !

Elsie Bovary est une vache. Elle vit paisiblement dans une ferme avec ses semblables et autres cochons, chiens, volailles. Un beau jour, alors qu’elles rendent une visite aux taureaux avec sa copine Mallory, Elsie s’arrête devant la maison des fermiers. Là, elle découvre que les animaux sont élevés pour finir dans l’assiette des humains. Ni une, ni deux, Elsie met au point un plan pour s’évader et rejoindre l’Inde où les vaches sont sacrées. Accompagnée d’un cochon et d’un dindon, tous trois s’enfuient vers un monde meilleur… Mais comment prendre l’avion quand on est une vache, un cochon et un dindon ?

Le récit d’une vache à la première personne permet de mettre une distance entre l’humain et l’animal. Grâce à ses nombreuses pointes d’humour, la satire de la société est légère. Pourtant, des sujets tabous sont traités : la question de la religion ou de notre mode de vie. J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette fable des temps modernes qui est destinée aussi bien aux adolescents qu’aux adultes !

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