Les Saules de Mathilde Beaussault : quand le silence devient témoin…

Dans le cadre du Meilleur Polar Points, j’ai découvert ce roman ainsi que cette autrice. C’est ma troisième lecture dans le cadre de ce prix (oui, je sais, les chroniques ne sont pas encore en ligne mais cela ne saurait tarder). J’ai ouvert le livre sans a priori aucun, me laissant simplement guider par les mots de l’autrice dans cette histoire… Pour la photo, j’ai profité du parc en me rendant chez mon très cher kiné 😉

Marie a dix-sept ans lorsqu’elle trouve la mort au bord d’une rivière. Alors que son corps est retrouvé rapidement, les gendarmes ouvrent une enquête pour retrouver le meurtrier… Tout laisse à croire qu’il ne s’agit pas d’un accident. En même temps, on suit les aventure de Marguerite, fille de paysans, qui habitent au-dessus de cette rivière. La petite Marguerite parle très peu – voire jamais. Par contre, lorsqu’elle prononce des phrases, ces dernières sont d’une importance rare…

Ce polar met en lumière plutôt l’enquête que le suspense lui-même. Le style de l’autrice est très ciselé, très cru, ce qui accentue le milieu rural qu’elle dépeint tout au long du livre, notamment au sein de la famille de Marguerite. En ce qui me concerne, ce n’est pas un style que j’affectionne particulièrement mais il fonctionne à merveille pour cette histoire. Ce polar est réussi dans le sens où tout pourrait être réel… Dans notre société, cette histoire ne serait qu’un fait divers de plus sur lequel on s’attarderait un peu plus longtemps. D’un point de vue tout à fait personnel, je préfère les polar qui m’entraîne dans un ailleurs que je ne soupçonne pas ! Et vous, vous préférez être dans un monde possible ou dans un ailleurs ?

Le roman les Saules au milieu des arbres.

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